Le chirurgien-dentiste consultant reste, comme le rappelle l’ordre national, un professionnel de santé avant tout !
L’exercice du chirurgien-dentiste libéral ou salarié peut prendre de multiples formes. Chaque situation est unique. Cependant, depuis quelques années, le nombre de chirurgiens-dentistes consultants augmente de façon significative et régulière. Cette tendance a conduit l’Ordre national a rappelé les règles qui s’imposent à ces professionnels de santé, décidant de contracter une relation avec une entreprise tierce.
Une profession multiple pour une seule et même déontologie
Devenir chirurgien-dentiste représente une ambition partagée par de nombreuses étudiantes et de nombreux étudiants. Une fois leur diplôme obtenu, ces nouveaux professionnels de santé peuvent alors choisir d’exercer sous de multiples formes, que ce soit en créant (ou en reprenant) un cabinet dentaire, en intégrant un cabinet dentaire déjà existant, en rejoignant le milieu hospitalier, voire en choisissant de devenir salarié au sein d’un centre dentaire. Bien que le quotidien de chacun de ces professionnels puisse différer, tant dans le mode d’organisation que dans les soins à prodiguer, l’expertise et les compétences restent identiques.
Ces multiples visages, que peut prendre la profession de chirurgien-dentiste, se multiplient encore si on intègre les spécialités, que chaque étudiant en odontologie peut suivre pour obtenir le titre de spécialiste que ce soit en chirurgie orale, en médecine bucco-dentaire ou en orthopédie dento-faciale.
Enfin, une fois en activité, le chirurgien-dentiste peut encore élargir son domaine d’intervention en acceptant de nouvelles missions. Ainsi en est-il des chirurgiens-dentistes consultants, qui se sont multipliés ces dernières années. Cette multiplication a notamment amené l’ordre national des chirurgiens-dentistes à clarifier la situation de ces derniers principalement au regard du respect du code de déontologie.
Les chirurgiens-dentistes consultants, des professionnels de santé avant tout !
Dans sa lettre de mars 2025, l’ONCD rappelle la signification de ce nouveau sigle de CDC pour Chirurgien-dentiste consultant. Il s’agit alors de désigner ces professionnels de santé, qui ont, sous une forme ou sous une autre, un lien avec une entreprise extérieure. Il peut s’agir de laboratoires pharmaceutiques ou de fabricants de prothèses ou autres équipements odontologiques, mais aussi de médias voire de complémentaires santé. Dans tous les cas, le professionnel de santé est, comme son nom l’indique, consulté pour apporter son éclairage, faire profiter de son expertise et de son expérience.
La diversité de ces situations a conduit l’ONCD à rappeler, que le CDC reste avant toute chose un chirurgien-dentiste, qui doit être inscrit au tableau de l’ordre et respecter le code de déontologie. Ainsi, le chirurgien-dentiste en exercice (libéral ou salarié) souhaitant se lancer dans cette activité de consultant est-il tenu de le déclarer auprès du conseil national de l’ordre.
Cette activité de consultant ne dispense pas le chirurgien-dentiste de respecter scrupuleusement toutes les directives du code de déontologie. Il ne peut pas « chercher à en tirer profit dans le cadre de son activité professionnelle ou à en faire bénéficier des organismes au sein desquels il exerce ou auxquels il prête son concours «. De la même manière, toute publicité pour une entreprise ou un produit reste prohibée même au titre de son activité de consultant. Enfin, il garantit le respect strict du secret médical et de la confidentialité des données de ses patientes et patients. Pour l’ONCD, il était urgent de rappeler ces règles devant l’augmentation significative et continue du nombre de chirurgiens-dentistes consultants.
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