Comment redonner aux patients confiance envers leur chirurgien-dentiste ?

Comment redonner aux patients confiance envers leur chirurgien-dentiste ?

Alors que les chirurgiens-dentistes souffrent d’une mauvaise image, bien souvent héritée d’un passé lointain, la profession est également malmenée par la survenue de plusieurs incidents au cours de ces derniers mois. Pourtant, les chirurgiens-dentistes entendent bien redorer leur blason et redonner confiance à la population. C’est tout l’objectif d’une ambitieuse campagne de communication baptisée tout simplement « Pour une bonne prise en charge bucco-dentaire en cabinet ou en centre de santé ».

L’image des chirurgiens-dentistes dans la population, entre tradition et modernité

Traditionnellement, les ancêtres des chirurgiens-dentistes ont toujours souffert d’une mauvaise réputation. Certes, les patients et patientes d’aujourd’hui n’évoquent plus leur dentiste en le décrivant comme capable de « mentir comme un arracheur de dents », mais la stomatophobie continue d’angoisser une bonne partie de la population. Cette « peur du dentiste » repose autant sur cet héritage du passé que sur la crainte des douleurs dentaires, qu’elles résultent ou non d’un passage au cabinet dentaire. En 2022, l’image des chirurgiens-dentistes se construit avant-tout sur les réseaux sociaux et autres plateformes de prises de rendez-vous médicaux. La e-réputation se substitue peu à peu à ces images d’Épinal, que nous avons tous en tête. Cette e-réputation, outre l’impact qu’elle peut engendrer sur la profession dans son ensemble, pose également des problématiques de déontologie.

La peur d’un reste à charge trop élevé, la crainte de ressentir des douleurs insupportables, l’angoisse de soins non conformes, la phobie de se retrouver assis dans le fauteuil du dentiste, …. Toutes ces raisons et bien d’autres expliquent en partie cette méfiance pour ne pas parler de défiance vis-à-vis de la profession. Et à l’heure de la digitalisation de nos sociétés, la réputation de ces professionnels de santé pâtit de la viralité de certaines informations. Des faits divers, mettant en cause un chirurgien-dentiste, sont repris (sans discernement) en boucle pour ternir l’image de toute une profession.

Quand la profession entend renforcer la confiance vis-à-vis de sa patientèle  

C’est notamment à la suite d’un pareil emballement des réseaux sociaux, que l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes a souhaité réagir en lançant une campagne destinée à restaurer et renforcer la confiance des patientes et des patients. L’Ordre a ainsi collaboré avec la DGOS (Direction Générale de l’Offre de soins) pour élaborer une charte des bonnes pratiques au sein même de la profession. Tous les cabinets dentaires sont ainsi à appeler à afficher les affiches réalisées à cette occasion, afin d’informer et d’éclairer les patients sur les points à surveiller lorsqu’ils se rendent dans leur centre dentaire. Cette campagne de communication

« reprend les cinq grands marqueurs qui fondent une relation praticien-patient basée sur le respect des règles légales et déontologiques. »

Bien que ces bonnes pratiques puissent apparaitre évidentes pour les chirurgiens-dentistes, elles constituent néanmoins une réponse pertinente face aux inquiétudes que les patients manifestent au quotidien.

  1. Une information claire avec la présentation des différentes alternatives, suivie d’un temps nécessaire à la prise de décision,
  2. La présentation de plusieurs devis (à partir de 70 €) par le chirurgien-dentiste,
  3. L’interdiction de l’incitation au crédit et/ou au paiement à l’avance avec la nécessaire mesure quand un acompte doit être exigé
  4. La garantie de la traçabilité lors de la pose d’implants ou de prothèses,
  5. La possibilité d’obtenir une copie de son dossier médical.

Relayée sur les réseaux sociaux et dans les cabinets dentaires, la campagne doit participer à redonner confiance à la population dans une profession jusque-là si injustement mise en cause. Cela sera-t-il suffisant ? Il faudra attendre plusieurs semaines avant de pouvoir répondre.

Et vous, souffrez-vous de ce manque de confiance évoqué par l’Ordre des Chirurgiens-dentistes ? Comment expliquez-vous que la profession souffre d’une image dégradée aux yeux des patientes et des patients ? Quels sont selon-vous les pistes à suivre pour remédier à la situation ?

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